Coopérer au Burkina Faso dans le contexte sécuritaire actuel

Tel a été le thème de la rencontre du Groupe du groupe pays Burkina Faso qui s'est tenue le 12 mars dernier à Limoges. Elle a rassemblé plusieurs organisations : associations, collectivités territoriales, universités et aussi des acteurs économiques tous impliqués dans la coopération et la solidarité internationale en Nouvelle-Aquitaine.



La dégradation de la situation sécuritaire au Burkina Faso implique que les acteurs néo-aquitains échangent sur cette question qui impacte leurs partenariats pour dégager des modalités de coopération.

Les échanges ont été très fructueuses avec l'allocution de Jean-Michel ARRIVÉ, Directeur de la coopération au Conseil Régional de Nouvelle-Aquitaine qui n'a pas manqué de l'importance de cet espace d'échange qu'offre SO Coopération, Réseau régional Multi-Acteurs et de l'intérêt qu'il revêt dans le cadre de la coopération entre la Région Nouvelle-Aquitaine et la Région du Plateau Central au Burkina Faso.

Pour Jean-Michel ARRIVÉ, la véritable question est Comment maintenir un haut niveau de coopération au Burkina Faso tout en garantissant la sécurité des personnels et des partenaires opérationnels.


En rappelant que cette question a été bien abordée lors des assises sahéliennes de la coopération décentralisée qui se sont tenues en octobre 2019 à Poitiers, Jean Bernard Damien, Administrateur de SO Coopération et élu de la ville de Guéret estime que cette rencontre vise surtout à approfondir la question et trouver des solutions et des stratégies d’actions adaptées afin de continuer à faire vivre les partenariats malgré la situation sécuritaire actuelle au Burkina Faso.


Les analyses des experts du Burkina Faso

L'analyse géopolitique de Paul Absalon, consultant sécurité, analyse des conflits et migration avec une expérience solide au Burkina Faso permet d'avoir une idée sur les zones sensibles et mouvements des groupes terroristes "les attaques ont en en augmentation régulière de puis 2015"


"L’identité nationale se précarise et la réponse militaire de l’État est très critiquée. Les milices d’autodéfense, telles que les Kolweogo, sont de plus en plus impliquées dans la sécurisation des zones fragiles et cela s’accentue avec la période pré-électorale (les milices étant utilisées comme vecteurs de propagande du parti au pouvoir dans certaines zones). Face aux tensions dans la zone sahélienne, le pays connait des migrations internes forcées avec une estimation de 800 000 déplacés internes."

extrait du compte rendu


La présentation de Nicolas Brodeur,- expert associé au Laboratoire des Afriques dans le Monde et Responsable de Master Coopération internationale et Développement à Sciences PO Brordeaux - a suffisamment édifié sur les enjeux de la sécurité en mission et la "typologie des risques"

Nicolas Brodeur insiste sur l’importance de bien se préparer avant de partir sur le terrain (conseils aux voyageurs du MEAE, inscription sur Ariane, veille documentaire sur les sites de Coordination Sud, Relief web par exemple, cartes sécuritaires de INSO ou OTCHA), de bien connaitre le contexte local et de s’appuyer sur ses partenaires qui doivent rester au centre de la décision.


Le temps des échanges

Les différents participants ont échangé autour des effets de l'insécurité sur leurs projets et l'impact de la situation sur les partenariats. Ensuite différentes stratégies ont été proposées par les acteurs afin d'adopter de nouvelles méthodes de coopération.

  • Développement des outils de travail à distance : multiplication des échanges par mail, téléphone, « WhatsApp », partage de photos

  • Accueil de délégation burkinabé en France

  • Suite aux échanges, d’autres solutions alternatives à la conduite de projets sont proposées : - Faire appel à des opérateurs sur place - Dédier une ligne budgétaire pour la sécurité dans le projet - Reporting à distance par les partenaires locaux afin de limiter les déplacements - Recrutements locaux mutualisés pour accompagner les relations partenariales dans des périmètres géographiques et des conditions sécuritaires cohérentes.


Pour rappel, le groupe Nouvelle-Aquitaine Burkina-Faso est animé par SO Coopération et regroupe les acteurs néo-aquitains engagés au Burkina Faso quelque soit leur type (collectivités, associations, universités, acteurs économiques...). Ce groupe existe depuis mai 2017 et se réunit physiquement 2 fois par an et des outils d’animation et de communication sont mis à disposition des participants (page facebook, site web dédié sur le site de SO Coopération avec une cartographie des acteurs, lettre d’informations).


Vous pouvez télécharger l'intégralité du compte rendu de la rencontre >> ici <<

Pour s’inscrire à la lettre d’informations : nouvelleaquitaine.burkinafaso@gmail.com.


Contacts : Marion LERICHE, chargée de mission m.leriche@socooperation.org Abdoul Aziz KAFANDO,

Volontaire en service civique a.kafando@socooperation.org

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